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October 2, 2014 at 7:07am
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ECE 2 Grammar assessment test

For, since, ago : créez 3 phrases en anglais et les traduire:

  1. FOR

He travelled all over the world for three months.

Il a voyagé dans le monde entier pendant trois mois.



  1. SINCE

I have lived in Paris since 2012.

Je vis à Paris depuis 2012.

  1. AGO

He came here five years ago.

Il est venu ici il y a cinq ans.

present perfect :

4/ Ils viennent juste de t’appeler. Rappelle-les.

They have just called you. Call them back.





Expression du fait révolu :

5/ Quand elle était adolescente, elle allait faire un footing tous les matins.

As a teenager, she used to go jogging every morning.



Expression de l’habitude au présent de généralité

6/ I’m not used to getting up early on Sundays. I like a long lie-in.

Je n’ai pas l’habitude de me lever tôt le dimanche. J’aime bien faire une bonne grasse matinée.



si oui ou non :

7/ Dis-moi si oui ou non tu veux sortir avec moi.

Tell me whether or not you want to go out with me.



Le conditionnel passé

8/ Si les syndicats avaient négocié, la grève des pilotes n’aurait pas eu lieu.

If the trade-unions had negotiated, the pilots’ strike wouldn’t have taken place.



Permettre

9/ La Chambre des Communes britannique a autorisé avant hier le Premier Ministre à intervenir en Irak contre l’Etat Islamique.



The day before yesterday (two days ago) the British House of Commons let the Prime minister intervene in Iraq against the Islamic State.



10/ Cette bourse va me permettre de financer mes frais de scolarité pour les trois années à venir.



This scholarship will allow me to fund (finance / pay for) my tuition fees in the next three years (the three years to come).



la voix passive

11/De nouveaux gratte-ciel sont en construction à Londres le long de la Tamise.

New sky-scrapers are being built in London alongside the Thames.



faire faire

12/ La Russie a fait construire ce navire de guerre à Saint Nazaire. Sera-t-il livré à temps ?



Russia had this war-ship built in Saint Nazaire. Will she be delivered on time?



Expression de la probabilité

13/ Il est probable que la reine d’Angleterre abdique dans les années à venir.



The Queen of England is likely to abdicate in the coming years.



L’imminence :

14/ Etes-vous sur le point de partir à l’étranger ?



Are you about to go abroad?



when introduisant une subordonnée de temps :

15/ Je prendrai un prêt immobilier quand les taux d’intérêt baisseront.

I will take a mortgage when interest rates go down.

L’expression du fait non vérifié.

16/ L’infirmière française touchée par le virus Ebola et qui a été hospitalisée en France irait mieux.



The French nurse affected by the Ebola virus and who was hospitalised in France is thought to feel (be feeling) better.



Chiffres :

17/ Des milliards d’euros vont être investis afin de préparer l’avenir de la nation.

Billions of euros will be invested in an attempt to prepare the nation’s future.



Plus …. plus

18/ Plus je regarde la télé, plus je m’ennuie



The more telly I watch, the more bored I get.



dont :

19/ De plus en plus de Juifs émigrent en Israel, dont beaucoup de Français.

An increasing number of Jews emigrate to Israel including many French people (among whom )



La plupart :

20/ La plupart des étudiants britanniques étudie dans une université loin de chez eux.



Most British students study in a university far from their home.





October 1, 2014 at 5:08am
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La démission d’un secrétaire d’État, piégé, divise l’opinion britannique

Le secrétaire d'État Brooks Newmark (au centre) a échangé des photos érotiques avec un journaliste se faisant passer pour une jeune femme.

Brooks Newmark a présenté sa démission pour avoir envoyé des photos explicites à un journaliste se faisant passer pour une jeune fille. La méthode journalistique et le départ du politicien font débat outre-Manche.

Habituellement, ce genre d’affaires ne surprend pas au Royaume-Uni. Les parlementaires et ministres y ont la démission facile lorsqu’un scandale ayant trait à la vie privée les atteint. Cette fois pourtant, la démission du secrétaire d’État chargé de la Société civile pour une affaires de photos «sexuellement explicites» soulève un débat sur l’existence ou non d’une limite à la vie privée des politiciens. En cause: la façon dont il a été piégé par la presse et l’idée que son comportement personnel, aussi peu moral soit-il, ne justifie pas son départ du gouvernement.

Samedi, Brooks Newmark, marié et père de famille, a quitté le gouvernement. Le parlementaire avait appris la publication prévue le lendemain, dans le tabloïd Sunday Mirror, d’un article révélant qu’il avait échangé une série de photos osées avec celle qu’il croyait être une jolie sympathisante du parti. En fait de jolie sympathisante, la prétendue jeune femme n’était autre qu’un journaliste indépendant jouant le rôle d’une admiratrice. Le subterfuge a été lancé sur Twitter grâce au profil d’une certaine Sophie Wittams, se présentant comme «une jeune Conservatrice dans la vingtaine», précise The Telegraph . La photo du compte, supprimé depuis, présentait une jeune femme blonde.

La fausse jeune femme a pris contact avec le parlementaire sur le réseau social. Les premières discussions autour du tennis ont rapidement laissé place à des échanges privés de messages et photos érotiques, d’après le Sunday Mirror. Au cours d’une conversation, Brooks Newmark a «envoyé une photo très crue, le montrant nu» et insisté pour rencontrer son interlocutrice virtuelle, ajoute le tabloïd. Le secrétaire d’État a toutefois pris soin de demander à son interlocutrice d’en garder religieusement le secret. «Tu DOIS jurer sur une pile de Bibles que tu ne montreras pas ces images, tout comme je promets de ne pas montrer de photos de toi? OK?», a-t-il écrit dans un message rapporté par le tabloïd. Le journal donne ensuite plusieurs autres détails sur la teneur des messages et photos échangés.

«L’infidélité n’est pas un crime»

Dessin satirique de Phil Disley paru dans The Guardian sur la démission de Brooks Newmark.

L’affaire est gênante pour celui qui fut en charge d’une campagne visant à laisser une place plus grande aux femmes au sein de son parti. Elle pousse Brooks Newmark a quitter son poste. «J’ai décidé de démissionner de mon poste de ministre de la Société civile après avoir été informé de la publication d’un article», a indiqué samedi l’élu conservateur au Parlement britannique depuis 2005. Aucune mention des faits qui lui sont reprochés, ni aucune explication supplémentaire ne figurent dans sa déclaration. Après cette annonce, de nombreux commentateurs ont pointé un départ injustifié.

«Dans quel autre métier une personne ayant une liaison serait-elle obligée de démissionner?», interroge la journaliste Zoe Williams dans le Guardian , ajoutant: «Dans quel autre endroit considère-t-on le comportement sexuel comme étant l’affaire de quelqu’un d’autre que les personnes impliquées?» La journaliste rappelle que «Newmark n’a pas harcelé la “femme”; il a été victime d’une arnaque». Elle voit dans cette histoire une raison de «s’inquiéter de l’intelligence» de ce politicien embarqué dans une relation virtuelle, mais pas un motif de démission.

Dans cette affaire, «Newmark est la victime», renchérit un chroniqueur du Huffington Post. «L’infidélité n’est pas un crime, et des messages privés adressés par un adulte consentant à un autre ne nous concernent pas», juge l’auteur, pour qui «nous vivons dans une culture maladivement obsédée par les scandales sexuels». Plusieurs parlementaires ont apporté leur soutien à Brooks Newmark, comme la Conservatrice Anne Jenkin, qui a travaillé avec lui sur la campagne envers les femmes. «Aucun membre du Parlement masculin n’a agi davantage en faveur des femmes», juge-t-elle.

La question de «l’intérêt public»

Bien davantage que les errements de Brooks Newmark, la méthode du Sunday Mirror, connu pour ses scandales, choque de nombreux Britanniques. «Je ne vois pas où réside l’intérêt public dans cette histoire. Il n’a pas enfreint la loi, on parle d’une bêtise entre adultes», a déclaré Roy Greenslade, professeur de journalisme à la City University, à BBC Radio 4, ajoutant: «On a tenté de piéger sept autres députés conservateurs. C’est une vraie pêche au chalut! Je ne pense pas que cela apporte une grande contribution au journalisme d’investigation.» Un député travailliste a également tweeté son amertume devant les méthodes du journal. «C’est pathétique. Sensationnalisme et moralisme ne font pas bon ménage», estime-t-il.

L’Independent Press Standards Organisation (Ipso), organe indépendant de régulation de la presse tout juste créé après le scandale de News of the Worldva mener une enquête après avoir été saisi par un député conservateur que le Sunday Mirror a également essayé de piéger. Le rédacteur en chef du tabloïd a quant à lui présenté ses excuses aux deux femmes dont les photos ont été utilisées sans leur autorisation pour piéger Brooks Newmark. Son prédécesseur a renvoyé vers la «stupidité» du secrétaire d’État, coupable d’une «erreur de jugement terrible de s’ouvrir ainsi à un étranger». Le journal campe sur l’argument de «l’intérêt public évident» que revêt cette affaire. Reste à savoir si l’enquête lui donnera raison sur ce point.

September 28, 2014 at 7:10pm
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ece 2 corrigé du thème dm

Thème bce Nothomb

- Vous avez brigué une promotion à laquelle vous n’aviez aucun droit.

“You sought promotion that you had no right to.”

- Admettons. Je n’y avais aucun droit. Concrètement, qu’est-ce que cela pouvait vous faire ? Ma chance ne vous lésait en rien.

“Fair enough! I had no right to it. In concrete terms, what was that to you? My good fortune didn’t hurt you in any way.”

- J’ai vingt-neuf ans, vous en avez vingt-deux. J’occupe mon poste depuis l’an passé. Je me suis battue pendant des années pour l’avoir. Et vous, vous imaginiez que vous alliez obtenir un grade équivalent en quelques semaines ?

“I’m twenty-nine years old, you’re twenty-two. I’ve had this job since last year. I fought for years to get it, and you imagined you were going to get a similar position just within a few weeks?”

- C’est donc ça ! Vous avez besoin que je souffre. Vous ne supportez pas la chance des autres. C’est puéril !

“So, that’s what it’s about then!You want me to suffer. You can’t stand the others’ good fortune. That’s so childish!”

Elle eut un petit rire méprisant :

she gave a scornful little laugh and continued:

- Et agraver votre cas comme vous le faites, vous trouvez que c’est une preuve de maturité ? Je suis votre supérieure. Croyez-vous avoir le droit de me parler avec cette grossièreté ?

“And you believe you’re being mature when making things worse for yourself as you’re doing! I’m your superior. Do you think you’re entitled to talk to me so rudely?”

- Vous êtes ma supérieure, oui. Je n’ai aucun droit, je sais. Mais je voulais que vous sachiez combien je suis déçue. Je vous tenais en si haute estime.

“You’re my superior, yes indeed. I have no right, I do know. But I wanted you to understand how disappointed I am. I used to hold you in such high esteem.”

Elle eut un rire élégant :

She laughed gracefully and said:

- Moi, je ne suis pas déçue. Je n’avais pas d’estime pour vous.

“I for one am not disappointed. I didn’t have any esteem for you.”

D’après un extrait du roman d’Amélie Nothomb, Stupeur et Tremblements, 1999

Points grammaticaux vérifiés dans ce thème :

expression de l’âge

present perfect avec since

for pour traduire pendant au simple past

l’expression du futur avec Be going to

vouloir que quelqu’un fasse quelque chose : want someone to do something

can’t stand something

le génétif avec possesseur pluriel : the others’ fortune

be + ing et sa valeur d’insistance : you are being mature

traduction de “comme” : as you are doing (groupe verbal)

le “do” emphatique : I do know

How + adjectif : how disappointed

Used to et sa valeur d’action révolue : I used to hold you

si : such + adj + nom : such an expensive book

si : so + adj : so expensive

September 27, 2014 at 6:40am
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The London tube

Combien de métros fonctionnent toute la nuit ?

Le Monde.fr | 25.09.2014 à 18h16 • Mis à jour le 25.09.2014 à 18h20 |Par Elvire Camus et Alexandre Léchenet

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Le maire de Londres, Boris Johnson, a annoncé, mercredi 24 septembre, que le métro de sa ville allait fonctionner sans interruption les soirs de week-end, afin d’offrir un service « à la hauteur d’une cité mondiale » à ses usagers. En réalité, peu de villes possèdent un métro qui circule toute la nuit.

Parmi les 10 métros les plus fréquentés au monde, selon les derniers chiffres de l’Union internationale des transports publics, seul celui de New York fonctionne 24 heures sur 24. Les autres s’arrêtent en général autour de minuit, pourreprendre leur service à partir de 5 heures du matin environ.

Amplitude horaire de circulation des dix métros les plus fréquentés.

noter qu’à partir de minuit environ, la fréquence de passage du métro new-yorkais est fortement réduite et seules certaines stations sont desservies. Parmi les métros ne faisant pas partie des plus utilisés, celui de Copenhague, sans conducteur, fonctionne sans arrêt tous les jours.

Par ailleurs, si la circulation 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 demeure une exception, quelques villes proposent un service renforcé les soirs de week-end, à l’instar de Londres, mais aussi de Paris :

  • Barcelone : le métro circule deux heures de plus les vendredis soirs, jusqu’à 2 heures, et toute la nuit les samedis et veilles de certains jours fériés, comme le 31 décembre ;
  • Berlin : le « U-Bahn » berlinois circule toute la nuit les vendredis, les samedis et les veilles de jours fériés ;
  • Londres : le « Tube » circulera sans interruption les vendredis et samedis soirs à partir du 12 septembre 2015 ;
  • Paris : le métropolitain circule une heure de plus les vendredis et samedis soirs, jusqu’à 1 h 40 environ ;
  • Washington : les rames circulent sans arrêt les vendredis et samedis soirs.

September 26, 2014 at 6:30pm
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Londres : l’incroyable exposition de sculptures en Lego →

7:09am
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David Cameron «so sorry» après avoir dit que la reine «ronronnait» au téléphone

    • Par Florentin Collomp
    • Mis à jour le 25/09/2014 à 16:22
    • Publié le 25/09/2014 à 12:41
La reine Elizabeth en juin 2014.

Le premier ministre britannique s’est fait surprendre par une caméra de télévision racontant que la reine Elizabeth avait «ronronné au bout du fil» lorsqu’il l’a appelée pour lui donner les résultats du référendum en Écosse.

Correspondant à Londres

La confidentialité des conversations entre la reine et ses premiers ministres est l’une des règles non écrites de la monarchie constitutionnelle britannique. C’est pour l’avoir enfreinte que David Cameron se retrouve contraint de devoir présenter de piteuses excuses à Sa Majesté. En des termes, de plus, vraiment peu respectueux.

David Cameron a été pris en flagrant délit par une caméra de télévision en train de raconter d’un ton léger à l’ancien maire de New York Michael Bloomberg la réaction de la reine lorsqu’il l’a appelée au téléphone après le résultat du référendum en Écosse, vendredi dernier. «C’était quelque chose. Elle a ronronné au bout de la ligne. Je n’ai jamais entendu quelqu’un être si content», a ironisé le premier ministre, imprudent.

La BBC ajoute une gaffe au scandale

Diffusé sur les chaînes de télé, le dialogue volé a jeté un froid sur les relations entre Downing Street et Buckingham Palace. David Cameron s’est dit «très embarrassé» et «extrêmement désolé». Il a contacté le palais et a promis de présenter en personne ses excuses lors de son prochain entretien avec la souveraine. Buckingham Palace n’a pas souhaité réagir, déclarant simplement qu’il ne commentait pas les conversations entre la reine et le premier ministre.

L’affaire de lèse-majesté s’est envenimée quand la BBC a ajouté que la reine aurait fondu en larmes. Un de ses journalistes aurait mal interprété les propos de Cameron. Que la reine se mette à pleurer ou ronronne comme une chatte, on conclut que, malgré son devoir de réserve officiel, elle n’hésite pas à exprimer son attachement à l’Écosse.

5:58am
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Les business schools, chouchoutes des média

Pourquoi les écoles de management sont-elles aussi présentes dans les média français ? Pourquoi font-elle l’objet d’autant d’attention, d’articles et de reportages aussi nombreux - et même, depuis peu, de longs métrages? Pourquoi occupent-elles avec une telle constance le devant de la scène - au point d’irriter les responsables d’autres institutions, à commencer par les écoles d’ingénieurs et les universités ? Et cela, alors qu’elles n’alignent que quelques dizaines de milliers d’élèves, sur environ 2 millions d’étudiants en France ?

On peut avancer de multiples raisons à ce phénomène - auquel l’auteur de ces lignes reconnaît d’ailleurs bien volontiers ne pas échapper.

La première est que ces écoles vivent dans un environnement très concurrentiel, tant en France qu’à l’international, qui les oblige à pousse à innover sans cesse, à rechercher de nouvelles solutions, à créer des programmes inédits, à réinventer leur modèle. La période actuelle, avec les fusions d’écoles et la recherche de financement, en apporte une illustration. Résultat, les “business schools” multiplient les initiatives. Plus réactives que d’autres, elles ont inventé le mouvement perpétuel. Elles ont ainsi acquis une indéniable capacité à sentir “l’air du temps”, à saisir les évolutions de la société. Dans ce contexte mouvant, elles sont devenues agiles. Elles présentent souvent une longueur d’avance sur d’autres familles d’établissements.

Des services de communication de plus en plus performants

Deuxième raison de leur succès médiatique : elles investissent fortement dans la communication. La moindre école de 2.000 étudiants possède sa direction de la communication et son service de presse, souvent intégré. Avec parfois plusieurs collaborateurs à plein temps. Résultat, chaque école alimente régulièrement les média avec ses initiatives, ses classements, ses innovations. Bref, les “business schools” savent “se vendre”, quand nombre d’universités pratiquent encore, en la matière, un amateurisme surprenant. Et quand beaucoup de responsables d’écoles d’ingénieurs préfèrent “faire” plutôt que “faire savoir”, estimant que la notoriété viendra ensuite, “naturellement”.

Autre explication possible, les business schools offrent le modèle de ce vers quoi tend - ou semble tendre - l’enseignement supérieur dans un grand nombre pays (à commencer par les anglo-saxons, et en y ajoutant les BRIC), qu’on le veuille ou non : concurrence accrue entre les établissements, scolarité payante (parfois très cher), compétition internationale, sélection, proximité avec les entreprises, large gamme de services (pour la mobilité internationale, la recherche de stages, l’élaboration du projet professionnel, la recherche d’emploi…), suivi plus ou moins individualisé des étudiants. Un modèle critiqué par certains - notamment par ceux qui plaident pour un enseignement supérieur ouvert à tous, plus soucieux d’ouverture sociale et d’égalité des chances. Mais un modèle qui donne des résultats, notamment en termes d’insertion professionnelle.

Qui plus est, s’appuyant sur les classes préparatoires, qui sélectionnent une bonne partie des meilleurs éléments, les écoles de management ont su se positionner comme des formations d’élite, formant les futurs dirigeants des grands groupes. C’est sans doute vrai pour les écoles les plus cotées (HEC, l’Essec, l’ESCP-Europe et deux ou trois autres), mais moins justifié pour d’autres établissements. Car les admissions parallèles et la hausse des effectifs font qu’aujourd’hui les portes des écoles de management sont assez largement ouvertes.

Ajoutons que la France a cessé d’être un pays d’ingénieurs, pour devenir de plus en plus tourné vers les services et la gestion. Ce qui explique sans doute, pour une part, l’intérêt croissant pour les écoles de gestion, au détriment des formations d’ingénieurs. D’autant que les “business schools” françaises réussissent bien dans la compétition internationale - comme en atteste les derniers classements publiés par le “Financial Times”, où elles trustent les meilleures places. HEC, rappelons-le, y figure régulièrement depuis une petite dizaine d’années comme la première en Europe.

Faut-il s’inquiéter de cette prééminence médiatique ? Si le traitement de l’information peut paraître déséquilibré, il n’est pas scandaleux. D’autant que les écoles de management jouent souvent un rôle pionnier, entraînant dans leur sillage l’ensemble de l’enseignement supérieur - par exemple en matière de pédagogie différenciée, d’offre de services, d’aide à l’insertion professionnelle, et même de communication… On peut discuter ce modèle et le critiquer à bon droit. Il reste que les écoles de management poussent les autres acteurs à évoluer et à innover. Elles constituent un aiguillon utile pour l’ensemble du système. Disons-le carrément, au risque de hérisser certains : on n’ose imaginer ce que serait l’enseignement supérieur français si les écoles de management n’existaient pas… Il appartient sans doute aux autres établissements de se montrer plus “agiles”, plus innovants - et peut-être aussi plus “communicants”.

5:52am
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Que reste-t-il du Royaume-Uni ?

En France, l’intérêt porté à nos voisins d’outre-Manche ne s’embarrasse pas de subtilités sémantiques. Nous rangeons en général ladite population sous un terme générique : « les Anglais », toujours aimablement connoté, comme chacun sait. Le référendum du 18 septembre a été l’occasion d’une salutaire remise à jour. Premier rappel : les quelque 6 000 îles britanniques abritent trois autres nations – les Ecossais, bien sûr, les Gallois, enfin les habitants d’Irlande du Nord (en partie de souche écossaise). Deuxième leçon, pas moins nécessaire, l’appellation officielle de l’ensemble est la suivante : « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ». Les ressortissants de cet Etat sont « les Britanniques » – l’expression englobant le petit morceau d’Irlande communément estampillé « Ulster ». Mais les vraies difficultés commencent là, avec cette interrogation existentielle : qu’est-ce qu’être britannique ? La question posée le 18 septembre – « L’Ecosse doit-elle devenir un pays indépendant ? » – était peut-être mal formulée. Qu’ils aient voté oui – à 45 % – ou non – à 55 % –, les Ecossais n’ont aucun doute sur leur identité nationale. Ils sont écossais. La question qu’on leur posait était plutôt de savoir s’ils éprouvaient aussi un fort sentiment d’appartenance britannique. Le référendum devait prendre la mesure de leur attachement au Royaume-Uni. Il devait permettre de jauger la force de l’identité britannique. CULTURES WITH VIVENDI CULTURES WITH VIVENDI Complice de Godard et de Carax, Caroline Champetier est l’une des rares femmes directrices de la photographie en France. On aurait pu penser que la victoire du non rassurerait le reste du pays. Pas du tout. Passé un profond soupir de soulagement – le Royaume-Uni ne sera pas démantelé –, la presse londonienne nourrit ces jours-ci un certain pessimisme. Elle s’interroge sur le devenir de cette identité collective, celle dans laquelle se reconnaissent Anglais, Ecossais, Gallois et habitants d’Irlande du Nord. Idée forte ou fragile, la « britannité » – « the Britishness » ? Ses exégètes pointent la densité d’un lien vieux de plusieurs siècles, tissé, patiné, par la monarchie, la langue, l’histoire et la culture. Ils évoquent l’épopée impériale, la domination maritime, le premier Etat-providence, toutes aventures auxquelles les Ecossais ont éminemment participé – ils ont donné une dizaine de premiers ministres au Royaume-Uni. Ce n’est pas le moins paradoxal, dans l’épisode du 18 septembre : les Ecossais ont puissamment contribué à forger la Britishness. Deux d’entre eux, deux hommes des Lumières, David Hume (1711-1776) et Adam Smith (1723- 1790), ont cimenté une partie du socle idéologique britannique : empirisme, pour le premier ; libéralisme économique, pour le second. Last, but not least, l’expérience de la démocratie et de la stabilité politique tient une place de choix dans l’identité britannique. Tout au long du XXe siècle, ce royaume, aux principes constitutionnels à peine codifiés, a été le seul pays européen à échapper au fanatisme et à la tyrannie. Dans l’excellente London Review of Books, l’écrivain Ferdinand Mount fait l’éloge du libre traité d’association conclu entre l’Angleterre et l’Ecosse en 1707 : « Trois siècles de paix civile et de progrès économique. » FRAGILITÉ DE LA « BRITANNITÉ » Seulement voilà, si la monarchie est toujours là, l’empire n’est plus, l’Etat-providence non plus. L’élite politique londonienne – « Westminster » –, est passablement déconsidérée. La globalisation économique réveille les solidarités tribales. Bref, nombre des éléments constitutifs de l’identité britannique vacillent. La « britannité » serait devenue une idée fragile ? Il a fallu beaucoup promettre pour faire pencher la balance en faveur du non. Comme s’il n’allait pas de soi que l’attachement au Royaume-Uni puisse continuer à coexister avec un fort sentiment national écossais. David Cameron a promis à Edimbourg une dévolution des pouvoirs encore accentuée : impôts, dépenses publiques, prestations sociales vont être, largement, du ressort de l’Ecosse. Le premier ministre a garanti la même chose aux trois autres nations du royaume. Pour ranimer l’idée britannique, il faut repenser la manière dont le Royaume-Uni est gouverné, dit-il. Vaste casse-tête constitutionnel en perspective. Comme l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord ont leur Parlement et leur gouvernement autonomes. Mais pas l’Angleterre. Celle-ci accepte que la Chambre des communes, où siègent les élus de tout le Royaume-Uni, légifère pour elle. En dévolution avancée, les députés anglais vont vouloir eux aussi être maîtres des affaires concernant la seule Angleterre. Un nationalisme anglais, assez chauvin, pointe le nez, pendant de son frère écossais, qui ne l’est souvent pas moins. Faut-il envisager un système fédéral ? La plupart des commentateurs le jugent difficile dans une union totalement déséquilibrée : les Anglais représentent 80 % à 85 % de la population. Le chef travailliste, Ed Miliband, redoute que le Labour, privé de son bloc écossais, ne soit durablement minoritaire en Angleterre. Reprenant une idée de Tony Blair, il propose de donner une très large autonomie aux grandes villes anglaises. D’autres imaginent une Chambre des communes à géométrie variable, tantôt « anglaise », tantôt « britannique », selon les sujets débattus. En somme, le Royaume-Uni pourrait s’inspirer du mode de gouvernement belge. L’excentricité a toujours fait partie de l’ADN britannique. frachon@lemonde.fr

September 25, 2014 at 5:27am
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Binge-drinking

Pourquoi dit-on ”se prendre une biture” ?

L’expression ”se prendre une biture” veut dire qu’une personne se saoule. L’origine de la locution vient de la marine. biture, avant prenait deux T et venait du mot bitte d’amarrage.

La bitture, elle, était la chaine de l’ancre qui était posée en zig zag sur le pont du bateau pour laisser aller l’ancre au fond de l’eau facilement quand c’était nécessaire. C’est cette position ainsi que le mouvement qu’elle crée qui fait penser à la marche zigzagante d’une personne enivrée. 

La biture, au XIXème siècle désignait aussi un bon repas bien arrosé.

September 24, 2014 at 7:46pm
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ece 2 texte de colle pour les premiers de chaque groupe de colle, semaine du 22 septembre 2014 

l’illétrisme des cadres : un phénomène inconnu et tabou.

Grâce à des « stratégies de contournement », ces salariés parviennent à cacher leurs 
difficultés. Comme 2,5 millions de Français, des cadres sont en situation d’illettrisme dans 
l’entreprise. Le phénomène, impossible à quantifier, échappe à tous les dispositifs prévus 
en matière de lutte et de détection. Les responsabilités qu’ils occupent en font des illettrés 
à la marge de la marge.
Selon une enquête de l’Insee, publiée en décembre 2012, 7 % de la population active ne 
maîtrise pas suffisamment l’écriture et la lecture pour se faire comprendre ou pour assimiler 
un texte, malgré une scolarisation en France pendant au moins cinq ans. Près de sept illettrés 
sur dix travaillent.
Que les employés les moins qualifiés puissent être touchés n’est pas une surprise. Mais 
ces chiffres déjà préoccupants recèlent un tabou : certains de ces travailleurs occupent, au 
contraire, des postes à hautes responsabilités. Comment exercent-ils, alors que l’illettrisme 
constitue un obstacle évident à l’accès aux responsabilités ? Surtout, comment ces cadres, 
ces traders, ces managers, sont-ils passés entre les mailles du filet ?
Pour Benoît Hess, sociologue spécialisé dans l’illettrisme, ces excellents techniciens dans 
leur domaine masquent leurs difficultés à l’écrit par une grande aisance à l’oral. « L’enjeu 
est plus redoutable pour eux. Du fait de leurs responsabilités, ils sont soumis à une forte 
pression », décrypte-t-il. Pour lui, il est plus difficile d’être illettré pour un cadre que pour une 
femme de chambre, car la situation est vécue comme une honte absolue et mène parfois à 
des extrémités dramatiques : « On a vu des personnes se suicider, tant cela leur semblait 
insoutenable. »
Au quotidien, « pour donner illusion, chacun à leur manière », ils mettent en place ces 
fameuses « stratégies de contournement », reprend le sociologue. Un collègue dans 
la confidence qui apporte son aide ou l’apprentissage des tâches par coeur, auxquels 
s’ajoutent, au cas par cas, toutes sortes de stratagèmes.
Leur statut social rend ces illettrés d’autant plus difficiles à dépister. Dans une démarche 
de détection classique, on demande aux responsables de repérer qui, dans leur équipe, 
est susceptible d’être touché. Mais comment cibler ces managers eux-mêmes ? Comment 
les amener à se déclarer, pour entrer en formation ? C’est l’objectif que s’est fixé Benjamin 
Blavier, cofondateur de l’association interentreprises B’A’BA, qui lutte contre l’illettrisme au 
sein de grands groupes.
Lui en est sûr : ces cas sont plus nombreux que les entreprises veulent bien l’admettre, « 
même si à l’heure actuelle, elles n’en ont pas toutes conscience. C’est trop improbable pour 
un grand groupe. Le tabou suprême ». Et il n’y aurait qu’une manière d’opérer cette prise 
de conscience : « Il faut que quelqu’un devienne le symbole des cadres illettrés. Tant qu’il 
n’y aura pas de coming out médiatique, les dirigeants continueront de croire que c’est une 
fiction. »
D’après Shahzad Abdul,
Le Monde, 16.02.2013www.skema-bs.fr

September 19, 2014 at 6:21am
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UK European election results

UKIP : 24 MEPs

Labour : 20 MEPs

Conservative : 19 MEPs

September 18, 2014 at 9:54pm
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ece 1

1. VERSION : traduire en français. 10 points

The call centre worker

It’s the loneliest job in the world. You’re surrounded by people and talking on the phone all day, but you never make an emotional connection, either with your colleagues, who you barely get to know, or with the customers, who would rather have their teeth pulled out than talk to you.

Some days I feel like the Elephant Man: I feel like protesting, “I am a human being.” People are breathtakingly rude to me. I know I’m a convenient scapegoat, but I’m not a robot. It still hurts when the phone is slammed down. Every day is an eternal wrangle. There are two voices. One is: “I don’t care what people call me. I’m doing OK; just keep plugging away.” And the other is: “How can they talk like that to me ?”

A sociologist has described what I have to do as “emotional labour”: putting a smile in my voice despite endless rejections, not revealing what I’m going through when I feel sick with repressed anger. Soaking up all this rage for a salary of $26,000 cannot be healthy.

There are ways to beat the system, though. Bonuses are related to average call handling time: ideally they should last for 35 seconds or less. So I ring my mobile for one second to bring down my average. At home, the last thing I want to do is use the phone, so I always let it go to answerphone.

The Guardian Weekly, 2nd August 2013







2. THÈME. 10 points.

1. Ils faisaient leurs courses au supermarché. Maintenant, ils commandent en ligne.

They used to go shopping at the supermarket. Now they order on-line.



  1. Quand ont-ils postulé à cette université ? C’était il y a deux mois. Ils n’ont pas encore reçu de réponse.

    How long ago did they apply for this university? (It was) two months ago. They haven’t had (got /received) an answer yet.

  1. Notre politique permettra à de nombreux jeunes de partir en vacances à l’étranger l’été prochain.

    Our policy will make it possible (allow) many youngsters to go on holiday abroad next summer.

  1. Depuis 1952, depuis plus de soixante deux ans donc, la reine Elisabeth règne. Quel sens du devoir !

    Since 1952, that is for over sixty-two years, Queen Elizabeth has been reigning. What a sense of duty!

  1. Elle s’est fait couper les cheveux la semaine dernière mais elle est déçue du résultat. Que peut-elle faire ?

    She had her hair cut last week but she’s disappointed with the result. What can she do?

  1. La Grande-Bretagne ne peut pas se permettre de dire au revoir à l’Ecosse car c’est dans la mer du nord que se trouve tout le pétrole.

    Britain can’t afford to part with (say good-bye to) Scotland as all the oil is to be found in the north sea.

  1. Si Edward Snowden n’avait pas révélé la vérité, personne n’aurait su que nous étions surveillés par la NSA.

    If Edward Snowden hadn’t revealed (Had Edward Snowden not revealed) the truth, no-one would’ve known that we were being spied on by the NSA.

  1. Le ministre des Finances ne laissera pas la Banque Centrale augmenter les taux d’intérêt dans la zone euro.

    The Finance minister won’t let the Central Bank raise interest rates in the euro zone.

  2. Beaucoup de vacanciers sont conscients des dégâts causés par le tourisme de masse en Egypte en particulier.

    Many holiday-makers (vacationers -US) are aware of the damage caused by mass tourism particularly in Egypt.

    10. Beaucoup de maisons anciennes ont été détruites au centre de Pékin il y a quelques années afin que des immeubles modernes puissent être construits à la place.

    Many old houses were pulled down in central Beijing a few years back (ago) so that new buildings could be erected (built) instead.

September 16, 2014 at 7:02am
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texte de colle pour ece 2, semaine du 15 septembre 2014

l’illétrisme des cadres : un phénomène inconnu et tabou.

Grâce à des « stratégies de contournement », ces salariés parviennent à cacher leurs
difficultés. Comme 2,5 millions de Français, des cadres sont en situation d’illettrisme dans
l’entreprise. Le phénomène, impossible à quantifier, échappe à tous les dispositifs prévus
en matière de lutte et de détection. Les responsabilités qu’ils occupent en font des illettrés
à la marge de la marge.
Selon une enquête de l’Insee, publiée en décembre 2012, 7 % de la population active ne
maîtrise pas suffisamment l’écriture et la lecture pour se faire comprendre ou pour assimiler
un texte, malgré une scolarisation en France pendant au moins cinq ans. Près de sept illettrés
sur dix travaillent.
Que les employés les moins qualifiés puissent être touchés n’est pas une surprise. Mais
ces chiffres déjà préoccupants recèlent un tabou : certains de ces travailleurs occupent, au
contraire, des postes à hautes responsabilités. Comment exercent-ils, alors que l’illettrisme
constitue un obstacle évident à l’accès aux responsabilités ? Surtout, comment ces cadres,
ces traders, ces managers, sont-ils passés entre les mailles du filet ?
Pour Benoît Hess, sociologue spécialisé dans l’illettrisme, ces excellents techniciens dans
leur domaine masquent leurs difficultés à l’écrit par une grande aisance à l’oral. « L’enjeu
est plus redoutable pour eux. Du fait de leurs responsabilités, ils sont soumis à une forte
pression », décrypte-t-il. Pour lui, il est plus difficile d’être illettré pour un cadre que pour une
femme de chambre, car la situation est vécue comme une honte absolue et mène parfois à
des extrémités dramatiques : « On a vu des personnes se suicider, tant cela leur semblait
insoutenable. »
Au quotidien, « pour donner illusion, chacun à leur manière », ils mettent en place ces
fameuses « stratégies de contournement », reprend le sociologue. Un collègue dans
la confidence qui apporte son aide ou l’apprentissage des tâches par coeur, auxquels
s’ajoutent, au cas par cas, toutes sortes de stratagèmes.
Leur statut social rend ces illettrés d’autant plus difficiles à dépister. Dans une démarche
de détection classique, on demande aux responsables de repérer qui, dans leur équipe,
est susceptible d’être touché. Mais comment cibler ces managers eux-mêmes ? Comment
les amener à se déclarer, pour entrer en formation ? C’est l’objectif que s’est fixé Benjamin
Blavier, cofondateur de l’association interentreprises B’A’BA, qui lutte contre l’illettrisme au
sein de grands groupes.
Lui en est sûr : ces cas sont plus nombreux que les entreprises veulent bien l’admettre, « 
même si à l’heure actuelle, elles n’en ont pas toutes conscience. C’est trop improbable pour
un grand groupe. Le tabou suprême ». Et il n’y aurait qu’une manière d’opérer cette prise
de conscience : « Il faut que quelqu’un devienne le symbole des cadres illettrés. Tant qu’il
n’y aura pas de coming out médiatique, les dirigeants continueront de croire que c’est une
fiction. »
D’après Shahzad Abdul,
Le Monde, 16.02.2013www.skema-bs.fr

6:57am
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corrigé version : the remains of the Day ece 2

Version lv1 bce 2006 

“Soyons clairs, Stevens, je ne vous demande pas de rester enfermé, ici, dans cette maison pendant toute la durée de mon absence. Pourquoi est-ce que vous ne prendriez pas l’automobile pour aller vous balader pendant quelques jours ? Un peu de vacances vous ferait le plus grand bien, il me semble.”

Cette proposition était tellement inattendue que je fus bien en peine d’y répondre. Je me souviens l’avoir remercié de sa bienveillance, mais je dus fort probablement rester évasif, car mon employeur renchérit :

“Je suis sérieux, Stevens, je pense vraiment que vous devriez prendre des vacances. C’est moi qui paierai l’essence. Vous autres, vous passez votre vie à rester enfermés dans ces grandes maisons, à donner un coup de main, comment est-ce que vous pouvez visiter votre beau pays ?”

Ce n’était pas la première fois que mon employeur soulevait cette question ; assurément, elle semble sincèrement le préoccuper. En cette occasion, en fait, une réponse, si l’on peut dire, me vint à l’esprit, tandis que je me tenais là-haut sur l’escabeau ; une réponse qui visait à expliquer que les gens de notre profession, bien que ne voyant pas grand-chose de notre pays au sens où nous ne parcourions pas la campagne et ne visitions pas les lieux pittoresques, “voyaient” en vérité bien plus de l’Angleterre que la plupart des gens, placés comme nous l’étions, dans des maisons où se réunissaient les hommes et les dames du grand monde. Evidemment, je n’aurais pu exprimer ce point de vue à M. Farraday sans m’engager dans un discours qui eût risqué de paraître présomptiueux.

D’après un extrait du roman The Remains of the Day

Kazuo Ishiguro, 1969

September 15, 2014 at 10:06pm
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HEC et l’Essec dans le trio de tête des meilleures écoles européennes

  • Par Diane de Fortanier
  •  
  • Publié le 15/09/2014 à 11:20

INFOGRAPHIE - Quelque 6 écoles françaises figurent dans le Top 20 du classement 2014 du Financial Times des masters en management. HEC arrive deuxième, l’Essec gagne 5 places tandis que l’ESCP Europe perd sa place de 2e en reculant de 5 places.

HEC gagne deux places, l’Essec cinq, l’ESC Rennestreize… Les écoles français progressent et trustent leclassement annuel du Financial Times des meilleurs masters de management, publiés hier. Il s’agit du principal classement du respectable quotidien britannique.

Dans le trio de tête de ce classement très regardée, HEC et l’ESSEC se situent respectivement à la deuxième et troisième place. Au crédit de ces deux prestigieuses écoles franciliennes, des salaires de diplômés élevés, un taux d’employabilité au bout de trois mois respectivement de 97% et 91% mais aussi une forte implication des entreprises dans le cursus. En revanche, l’ESCP Europe, qui avait dominé les écoles françaises dans ce classement l’an dernier, recule de 5 places à la 7e place.

Traditionnellement, ce classement fait la part belle aux critères de salaire -qui compte pour 20% de la notation-, de taux d’emploi trois mois après la sortie (5%) ou encore de possibilité de faire des stages. Au total, quelque 6 écoles françaises sont- présentes dans le top 20. Outre HEC, l’Essec et l’ESCP, Grenoble Ecole de Management arrive à la 15e place , l’Edhec la talonne à la 16e tandis que l’EM Lyon, qui perd 9 places, se situe à la 20e place. Audencia Nantesfait son entrée à la 27e place, tout comme l’ESC La Rochelle, à la 64e place.

C’est une école suisse, l’Université de St Gallen, qui demeure première du classement, pour la troisième année consécutive, avec son Master of Arts in Strategy and International Management.

Pour voir le classement dans son intégralité, c’est ici